Le réseau routier départemental représente un linéaire de 1 500 km et une surface de chaussée d’environ 10 millions de m2.
Ce réseau est de plus en plus sollicité, les besoins en déplacement augmentant régulièrement. De plus, l’absence de liaisons routières nationales structurantes conduit à une surcharge des routes départementales. Le linéaire supportant un trafic supérieur à 10 000 véhicules/jour a été multiplié par 6 en 10 ans (de 60km à 360km)

C’est pour ces raisons techniques et économiques que l’Assemblée Départementale a décidé par délibération du 21 avril 1995, de mettre en place une politique préventive et de définir comme objectif un renouvellement des routes départementales suivant une périodicité de 8 à 12 ans, modulée en fonction des trafics.
Il a été constaté qu’en 1994 plus de 200 km de revêtement du réseau départemental avait 12 ans et plus, ce qui a conduit à adopter un programme de rattrapage visant à traiter toutes les sections anciennes afin de pouvoir répondre à l’objectif de renouvellement.

L’effort financier correspondant a permis la rénovation d’environ 550 km de couches de roulement, venant s’ajouter aux linéaires de chaussées traitées dans le cadre du renforcement-recalibrage (environ 100 km) et de l’entretien courant (environ 30 km).

La répartition homogène du réseau par tranche d’âge va permettre à enveloppe constante, d’entretenir de manière exclusivement préventive, et donc à meilleur coût économique, l’ensemble du réseau.
Au regard de la politique décidée en 1995, notamment en terme de périodicité de renouvellement de la couche de roulement, environ 800 km de routes départementales devront faire l’objet de travaux sur la période 2000-2004.
Parmi ces 800 km, 100 km feront l’objet de travaux lourds visant à renforcer la chaussée (pour adapter sa structure au trafic poids lourd ou la protéger contre les actions du gel/dégel) ou adapter son profil en travers au volume de trafic. Aussi, le linéaire à traiter dans le cadre de cette politique est-il ramené à 700 km.
Elle repose sur 5 principes :

Les besoins d’entretien sont localisés en fonction des valeurs prises par les indicateurs d’état.
Jusqu’à l’utilisation du logiciel TWS-APE, au début de l’année 1999, l’ensemble des calculs correspondants étaient effectués à l’intérieur de la base de données routières et, au terme d’opérations complexes (sectionnement en zones homogènes, déduction de valeurs intermédiaires) et coûteuses en temps utilisateur, il fallait poursuivre manuellement en lissant des informations exprimées dans un listing pour déterminer et hiérarchiser les sections de travaux.
Aujourd’hui, la base de données routière est plus concise puisque seules les données brutes y sont exprimées et l’ensemble des calculs est fait automatiquement en une seule opération de l’utilisateur.

Les nombreuses journées de travail ainsi épargnées peuvent être consacrées à des tâches plus profitables comme le développement de l’expertise, la validation et la mise au point des stratégies.
Le délai nécessaire au calcul du pré-programme s’en trouve aussi raccourci de sorte que le pré-programme est établi en juillet quelques jours après l’intégration des données issues de l’auscultation annuelle dans la base de données routières.
Aussi, disposant du pré-programme d’entretien plus tôt dans l’année et, par là même, de plus de temps pour l’étudier, les acteurs de l’entretien préparent-ils mieux leurs actions ultérieures de programmation.
Les solutions techniques de rénovation sont arrêtées lors de ces visites au cours desquelles l’admissibilité des travaux préparatoires est vérifiée.
Est alors arrêté le programme de travaux qui sera proposé aux élus.
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